Ces deux noms aux consonances voisines, n’ont rien d’équivalent dans la terminologie des warrants.
En effet, la parité est le nombre de warrants nécessaire pour acheter (cas du call) ou vendre (cas du put) le support. La parité est fixée à l’émission. Elle peut varier de 1 à 500. Si la parité est de 20 warrants pour une action (20/1), cela signifie qu’il faut 20 warrants pour exercer l’option d’achat ou de vente qui portera sur une seule action. La parité peut être modifiée suite à une opération en capital sur l’action. Dans ce cas, la parité peut être du type 50/10. Il faudra alors 50 warrants pour exercer l’option d’achat ou de vente correspondant à 10 actions. Si vous voulez exercer votre warrant, vous ne décaisserez alors qu’une seule fois le prix du strike (prix d'exercice) et 50 fois le prix du warrant pour acquérir 10 actions au prix du strike. Notez aussi que les changements de parité n’affectent pas les caractéristiques du warrant, en particulier l’échéance et le prix d’exercice.
Tandis que la quotité est le nombre minimum de warrants que l’on peut acheter ou vendre sur le marché. Vous ne pouvez négocier sur le marché que des multiples entiers supérieurs ou égaux à 1 fois la quotité. La quotité varie, en général, de 10 à 10 000, mais la plus répandue est 1 000. Par exemple, si la quotité d’un warrant est 1 000, vous pouvez négocier 1 000, 2 000 ou 10 000 warrants mais pas 2 500 (votre ordre sera rejeté en totalité par le système) car ce n’est pas un multiple entier de 1 000.
Une conséquence de ces définitions implique que la quotité est un multiple entier de la parité. En effet, imaginons qu’à l’échéance vous exercez des calls, sur 1 seule quotité de warrants, l’émetteur de ces warrants devra, pour fournir un nombre entier d’actions, diviser la valeur de la quotité par la parité. Comme l’émetteur ne peut pas physiquement remettre une fraction d’action, le résultat de la division ne peut être qu’un nombre entier.