Les warrants sont-ils liquides ?

Rappelons auparavant que la liquidité d’une valeur ou d’un marché est caractérisée par la possibilité d’acheter ou de vendre des instruments financiers sans peser exagérément sur les cours. A ce titre quelques remarques pratiques sont à prendre en compte lorsque vous consultez le carnet d’ordres ; la fourchette doit être la plus serrée possible (c’est à dire que les prix pour acheter ou pour vendre doivent être très proches), les quantités à l’achat et à la vente significatives. D’autre part, regardez, avant de passer un ordre, la profondeur du marché en jetant un coup d’œil sur le carnet d’ordres.

La plupart des warrants cotés aujourd’hui en Bourse font l’objet d’un contrat d’animation. C’est à dire que l’émetteur s’engage à proposer en continu lors des horaires d’ouverture du marché une fourchette, c’est à dire une cotation tant à l’achat qu’à la vente, pour les warrants qu’il a émis. Néanmoins, la fourchette peut être plus ou moins « large » selon la liquidité du warrant sur le marché.

Par exemple, un call warrant sur l’indice CAC 40 dont l’échéance est dans 7 mois et le prix d’exercice 3 600 possède 50 000 offres à l’achat à 5.78 euros contre 50 000 à la vente avec un prix de 5.96 euros. L’écart entre l’offre de vente et d’achat est de 0.18 euro (ce que l’on nomme aussi 18 points de base), soit 3.11%. Un tel écart est important. Au même instant, un call, toujours sur l’indice CAC 40, dont l’échéance est de 7 mois et le prix d’exercice 6 400, a une fourchette 1.35/1.36 euro avec des quantités respectives de 300 000 demandes et 300 000 offres. Ce deuxième warrant a une meilleure liquidité que le premier. L’écart entre l’offre et la demande, ou fourchette de cours, n’est plus que d’un point de base, soit 0.75%.

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