Les obligations du secteur privé offrent des rendements attractifs

Des entreprises importantes offrent des taux sur du 3 ans à plus de 6.5%.

Un grand thème abordé lors du choix de répartition des actifs à allouer dans un portefeuille, par exemple actions versus obligations, porte sur la rentabilité espérée obtenue en fonction du risque consentit par l’investisseur. Les actions sont elles plus risquées que des obligations ? Question à laquelle on ne peut répondre que partiellement par « cela dépend de la période d’observation. Compte tenu de la forte chute du cours des actions celles qui vont distribuer un dividende en 2009, à cours constant, laissent entrevoir des rendements historiquement exceptionnels. Pour les actions du CAC40 nous avons sélectionné :

Rendements les plus significatifs sur les actions du CAC 40

  Dividende 2008 € Rendement % Date versement
Axa 0,4 6,4 12-mai
Crédit Agricole 0,45 7,3 23-juin
France Tel. 1,4 8 30-juin
GDF Suez 2,2 8,9 11-mai
Suez Envi.   6,6 n.c
Total 2,28 6,3 22-mai
Unibail 7,5 8,3 15-juillet
Veolia 1,21 7,3 08-juin
Vinci 1,62 8,2 18-juin
Vivendi 1,4 7,3 15-mai

Du côté des obligations les emprunts de fort « rating » comme les OAT fournissent un rendement faible qui selon les maturités reste de l’ordre de 3 à 4% dont l’exposition à une montée des taux dans le futur n’est pas à exclure. Dans un premier temps, la crise aidant, les investisseurs ont fortement investi sur les emprunts d’Etats afin de protéger leurs actifs en investissant sur des instruments de qualité. Ces investissements massifs ont provoqué une repentification de la courbe des taux : la demande étant forte les prix des emprunts ont monté et les taux actuariels de façon mécanique ont baissé.

D’un autre côté les entreprises ont massivement fait appel au marché et leurs placements n’ont pas posé de problème. Dans le même temps l’Etat allemand avait eu du mal faute de rémunération attractive à placer un emprunt. De cet ensemble de constatations nous retiendrons un volontarisme pour les investisseurs à se placer sur le marché du secteur privé afin d’augmenter leur rentabilité pour un risque acceptable.
        

Principales émissions récentes :

  Code Note Cours % Taux actuariel
ACCOR 7,5% 2014 FR0010720045 BBB 100,1 7,468
CARREFOUR 6,625% 02/12/2013 XS0401494900 A 109,23 4,405
CASINO 7,875% 09/08/2012 FR0010718346 BBB- 104,61 6,336
E.On 19-Jan-2016 XS0408095387 A 104,52 4,709
EDF 5,125% 23/01/2015 XS0409744744 A+ 103,33 4,463
EDF 6,25% 25/01/2021 XS0409749206 A+ 104,81 5,679
ENI 5% 28/01/2016 XS0411044653 AA- 102,01 4,649
FRANCE TEL 5.0% 22/01/2014 XS0409370219 A- 103,11 4,273
GDF SUEZ 4,375% 16/01/2012 FR0010709261 A 103,22 3,165
GDF SUEZ 5.625% 18/012016 FR0010709279 A 105,13 4,726
GDF SUEZ 6.875% 24/012019 FR0010678185 A 112,08 5,269
GDF SUEZ 6.375% 18/012021 FR0010709451 A 104,94 5,784
Saint Gobain 8.25% 28-Jul-2014 XS0409153110 BBB+ 102,33 7,712
SCHNEIDER 6,75% 16/01/2013 FR0010709378 A- 106,22 5,117
SNCF 4,625% 02/02/2024 XS0410937659 AAA 95,75 5,037
SODEXO 6,25% 30/01/2015 XS0408827409 BBB+ 102,26 5,781
VIVENDI 7.75% 23-Jan-2014 FR0010714196 BBB 105,09 6,486
Vodafone 6.875% 04-Dec-2013 XS0402707367 A- 107,35 5,075
Vodafone 6.25% 15-Jan-2016 XS0408285913 A- 103,24 5,661

Pour l’instant nous préconisons d’investir au cas par cas (stockpicking) en privilégiant le rendement par rapport à la signature des entreprises. Dans le cas où l’investissement porte sur des obligations à haut rendement il semble opportun d’investir sur des échéances comprises entre 3 à 5 ans. Ce choix peut s’effectuer sur le site en accès libre  www.financefi.fr.

Taux actuariel constatés en mars 2009 selon la signature.

Il est intéressant aussi dans le cadre d’une gestion de taux de se porter sur les emprunts des obligations convertibles qui compte tenu de la forte chute du marché actions ont un comportement purement obligataire.

L’investissement en obligations n’est pas dénué de risque. Pour les obligations d’Etat comme les OAT le risque actuel porte sur une remontée des taux ou ce qui serait bien plus grave sur leur insolvabilité….. Ces obligations servent une rentabilité historiquement faible, par exemple pour une OAT à 10 ans, de l’ordre de 3,60%. Par contre, les emprunts des sociétés (Accor, Casino, Lafarge, Pernod-Ricard, Renault, Saint-Gobain….) offrent des rendements de l’ordre de 6 à 8% pour des maturités comprises entre 2 et 4 ans. Cet excès de rentabilité est lié au risque de défaillance de ces entreprises aussi la diversification d’un portefeuille, doit être mise à contribution…à moins que toutes ces entreprises dans les 3 ans à venir soient dans l’incapacité de remboursées leur dette…probabilité qui existe mais qui reste faible.

Enfin pour guider les choix d’achat notons l’existence des entreprises de notations qui, selon des critères qui leur sont propres, attribuent des niveaux ou notes selon le risque de défaut.
Plus la note sera élevée (AAA) plus le risque de défaillance sera peu probable conduisant à une rentabilité espérée faible.

Des études empiriques ont montré un lien entre le niveau des actions et celui de la dette. D’une certaine manière ces études montrent que le sens haussier ou baissier des cours d’une action se transfère avec retard sur le niveau de la prime de risque contenue dans le cours des obligations des sociétés. En fait lorsque le cours d’une action baisse (monte)  cette baisse (hausse)  est le reflet des anticipations révisées à la baisse (hausse)  de l’entreprise. Aussi sa capacité à dégager des résultats s’amoindrit ou croît compliquant ou facilitant le remboursement des emprunts. Un autre facteur est à prendre en compte, celui du niveau de la volatilité de l’action. Plus la volatilité est importante plus le marché d’une certaine manière est indécis induisant une hausse de la prime de risque sur le marché de la dette.

Pour conclure, le crédit vient du latin qui veut dire croire espérons que dans l’ambiance actuelle de doute il retrouve enfin ses racines !

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