Comme leur nom l’indique les obligations convertibles possèdent une partie obligataire et une autre dite optionnelle qui permet à son détenteur d’exercer, à sa demande, le droit de convertir les OC qu’il détient en actions (option d’échange).
Nous assimilons ici les OCEANE et les obligations échangeables en actions d’entreprises françaises, émises sur la bourse du Luxembourg ou de Paris, sous le terme générique d’OC, tout en étant conscient de leur particularité.
Toutes ces données … disponibles sur www.financefi.fr dans la rubrique "les Obligations Convertibles".
I - Fiche d'identité des OC : le prospectus d’émission
a) Les OC ont des points communs:
• elles peuvent être exercées à tout moment au gré du porteur: elles sont toutes de type américain;
• le remboursement anticipé peut être déclenché au gré de l’émetteur si le cours de l’action sous-jacente atteint un seuil déterminé au cours d'une période fixée selon les conditions de l’émission: l’émetteur possède un call (soft ou hard call);
• les actions, provenant de l’exercice des OC françaises, donneront ou pas droit au prochain dividende selon que l’exercice aura été demandé avant (actions avec dividende) ou après (actions sans dividende) la date de clôture des comptes de l’entreprise (notion de jouissance). Après détachement du dividende, les actions « nouvelles » qui ne donnaient pas droit au dividende sont assimilées automatiquement aux anciennes;
• la parité, ou nombre d’actions, provenant de l’exercice d’une OC est soumis aux opérations du titre sous-jacent;
• l’ensemble des caractéristiques de ces instruments financiers qui cotent sur les marchés réglementés est contenu dans la fiche d’émission qui porte le visa de l AMF ou, pour les autres pays, celui de leur organisme de tutelle.
b) Sauf rares exceptions, il n’est pas optimum d’exercer une OC avant son échéance; par contre, si les conditions de marché le permettent, une entreprise aura toujours un intérêt « financier » à rembourser par anticipation les OC qu’elle a émises.
c) Une obligation convertible peut être assimilée de façon pédagogique, mais non exacte dans son évaluation réelle, à la somme des prix d’une obligation classique qui aurait la même durée de vie que celle de l’OC, et d’une option de type américain (option d’échange) plus une série d’options portant sur le remboursement anticipé au gré de l’émetteur.
d) Notons enfin que la classe d’une OC « taux », « mixte » ou « action » n’est pas statique. Une OC peut passer au fil des jours d’une catégorie à l’autre selon l’évolution du cours de l’action.
Lors de l’émission d’une OC, ses caractéristiques et les conditions de marché la situent dans le classe « mixte ». Ce n’est qu’au cours du temps, en fonction de l’évolution du cours de l’action sous-jacente, qu’elle passera par exemple dans la classe « taux »; dans ce cas, le cours de l’action aura baissé et l’OC aura une valeur proche du plancher actuariel et la valorisation de l’option d’échange est très faible. Inversement, une OC de classe « taux » peut devenir « action »; cette fois, l’action aura monté de façon significative pour dépasser largement le niveau du plancher actuariel, la valorisation de l’option d’échange a monté.
Le comportement d’une OC « action » est équivalent à celui de l’action sous-jacente. L’option d’échange dans ce cas est « deep in the money ». De ce fait, l’OC a un risque de baisse significatif et son cours se stabilisera dans le cas d’une poursuite de la baisse de l’action au niveau du plancher actuariel.