La Partie obligataire

Une OC, comme une « obligation classique », est caractérisée par son prix de marché lié à un ensemble de données fixes contenues dans la fiche d’émission. Ces données permettent d’établir les flux financiers dans le but de calculer, comme pour toute autre obligation, le taux actuariel ou rentabilité de l’investissement.

a)         Ainsi une OC distribue chaque année un coupon à une date fixe (pour les OC françaises en général le 1er janvier de chaque année) ; d’autre part elle est remboursée à une date précise pour un montant déterminé.

Par exemple, l’OC Vilmorin 4.50% 2015 de nominal 155.96€ (100%) distribue chaque année un coupon de 7€ le 1er juillet de chaque année (produit du nominal par le taux facial 155.96* 4.50%) et sera remboursée en totalité le 1er juillet à 155.96€ soit 100% du nominal. Le cours de cette OC est de 153€ ce qui correspond à un taux actuariel de 5.24 %, à comparer au taux interpolé de l’OAT : 3.07%.

Pour chaque OC à un instant donné, il est ainsi possible de calculer le taux actuariel qui est comparable à celui d’un emprunt d’état de même durée de vie. Dans le cas de Vilmorin  le rentabilités entre l’OAT et l’OC fait apparaitre un écart de 220 points.

b)         La valeur de la partie obligataire (plancher actuariel) d’une OC se calcule par actualisation des flux avenirs (coupons, remboursement « in fine ») selon le schéma classique d’actualisation.

c)         La détermination de la valeur du plancher actuariel permet d’évaluer le risque de baisse de l’OC (différence entre le cours coté et le plancher),

d)         À ce niveau de raisonnement sur l’aspect obligataire différentes remarques peuvent être mises en relief :

1. plus le taux actuariel d’une OC est élevé, plus l’action sous-jacente a dû baisser, dans le passé, de façon significative. Dans ces conditions, le marché peut anticiper un défaut de remboursement lié à la fragilité financière de l’entreprise. Les investisseurs de ce fait exigent une rémunération importante eu égards au risque de défaillance;

2. plus le plancher actuariel est éloigné du cours coté de l’OC plus le titre sous-jacent a dû monter. L’OC est de type « action ». Son évolution est liée en partie à celui de l’action;

3. si le cours de l’OC est proche du plancher actuariel elle est classée comme « mixte ». Elle possède un taux actuariel proche de celui de l’OAT et un risque de baisse faible. Le risque de baisse est lié à une hausse future des taux d’intérêt ou à une baisse significative de l’action. La hausse de l’OC sera provoquée majoritairement  par une hausse de l’action.

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