Une réplication synthétique (swap) permet de diminuer significativement la tracking error.
Un total return swap est une opération par laquelle deux acteurs économiques échangent les revenus et le risque d’évolution de la valeur de deux actifs différents pendant une période de temps donnée. Une des branches du swap est généralement constituée d’un prêt à court terme, tandis que l’autre l'est de tout type de titre financier (basket, indice). Dans le cas des ETFs la première partie effectue des paiements basés sur la performance d’un basket de référence spécifique la deuxième partie effectue des paiements périodiques fixes ou variables, en général sur le LIBOR. Ensuite la deuxième partie effectue des paiements basés sur la performance de l’indice pendant que la première lui verse des paiements périodiques fixes ou variables, en général sur le LIBOR. Les contrats swaps sont souvent réglés quotidiennement pour minimiser l’exposition de la contrepartie.
L’avantage ainsi des swaps basés sur un total return swap est de minimiser la tracking error tout en diminuant les frais de gestion. La source de tracking error est généralement le versement de dividendes et les opérations sur titres. Selon une étude de Deutsche Bank un ETF sur un MSCI World swap aurait une tracking error de 3 points de base contre 150 points de base pour un tracker sur un panier d’indices. Un autre exemple montre que la tracking error serait encore plus forte avec un tracker sur contrats futures du fait des effets de base 541 points de base pour un MSCI Emerging Market contre un 4 points de base en pour un même tracker utilisant un total return swap.
