Dividendes : de nombreuses opportunités à saisir !

Le dividende d'une action correspond au versement en cash ou en actions aux actionnaires d'un montant identique pour chaque action détenue, prélevé sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société. Cela signifie que si l'entreprise n'est pas ou pas assez rentable, l'assemblée générale peut décider de ne rien distribuer. Par conséquent, l'actionnaire, au contraire du détenteur d'obligations qui touchera ses coupons tant que l'entreprise ne fait pas défaut, n'est pas sûr de percevoir un revenu. En effet, les obligations offrent un  revenu fixe (coupon fixe) contrairement aux actions dont le revenu est aléatoire. L'actionnaire peut toutefois encaisser d'autres revenus que le dividende grâce aux plus-values, en revendant ses actions plus chères que leur valeur d'achat. Le risque de l'actionnaire est donc plus élevé, ce qui explique une rentabilité plus élevée

Contrairement à une idée répandue, le versement d'un dividende ne constitue pas à proprement parler une rémunération de l'actionnaire. Il s'agit plutôt de la restitution à l'actionnaire d'une fraction du capital dont il est détenteur (l'entreprise rend de l'argent à l'actionnaire). Deux éléments clés permettent de mesurer l’importance du dividende : le taux de distribution et le rendement. Le taux de distribution consiste à mettre en rapport le montant des dividendes distribués l’année n avec le bénéfice de l'entreprise de l’année n-1. Quant au rendement de l'action, il est égal au dividende versé divisé par le cours de l’action actuel. Certaines valeurs versent des dividendes importants par rapport à la valeur de l'action. Ces actions sont des valeurs à haut rendement comme Unibail-Rodamco ou Total. Elles sont surtout intéressantes pour des investissements à court/moyen terme (2 à 5 ans) car elles ont souvent des volatilités plus faibles. Le dividende est donc un élément utilisé dans l'évaluation de l'action. Avant d'être distribué, le cours de l'action comprend le montant du dividende qui figure encore au bilan de l’entreprise (résultat). Après distribution, le cours de l'action diminue du montant correspondant au dividende versé par action.

Ce principe est utilisé lors de la valorisation des options en période de versement des dividendes. Le cours de l’option repose sur celui du sous-jacent, ce dernier sera impacté par le paiement du dividende, la valeur de l’option est de ce fait modifiée. Pour calculer une option en faisant l’hypothèse d’un versement continu des dividendes, cas utilisé pour les indices, il faut diviser le dividende de l’année n par la moyenne des cours de l’année n-1 pour avoir un estimateur. Le versement du dividende a un impact  négatif sur l’option d’achat et positif sur l’option de vente car le cours de l’action baissera après le détachement du dividende. On constate sur le marché qu’avant versement, les volatilités des options d’achat (calls) se tendent alors que celles des options de vente (puts) se distendent. La date d’échéance de votre option ne doit donc pas négliger la date de versement du dividende de l’action sous-jacente. Ce paramètre est d’autant plus important pour les obligations convertibles. En effet, à la date de transformation de vos obligations en actions nouvelles, c’est-à-dire lorsque vous exercez votre droit de jouissance, vous ne toucherez le dividende que l’année suivante. Passé ce délai d’un an, vos actions nouvelles sont assimilées aux actions anciennes qui vous donnent le droit de percevoir le dividende en actions ou en cash…

Certaines sociétés (GDF-Suez, Vinci..) donnent la possibilité à leurs actionnaires d’être rémunérés en actions plutôt qu’en cash, après une décote maximale de 10% par rapport au cours des vingt dernières séances de Bourse. A partir d’une telle proposition, qui n’est pas systématique, les actionnaires choisissent le mode de versement. Le versement du dividende en actions est souvent délaissé par les investisseurs professionnels qui préfèrent percevoir du cash afin de couvrir leur frais de fonctionnement et de se rémunérer. Les particuliers, au contraire, optent plutôt pour un paiement en actions qui constitue une sorte de bonus pour leur portefeuille, du fait des conditions avantageuses accordées. Au lieu de recevoir un versement en numéraire dont le rendement est faible et la consommation immédiate, le paiement en actions fidélise l’actionnaire et l’incite à faire fructifier son investissement sur le long terme,  ce qui s’avère très intéressant en cas de croissance forte de la société. Du côté de l’entreprise, l’avantage est double car elle ne met pas sa trésorerie à contribution et renforce ses capitaux propres en émettant de nouvelles actions. L’effet dilutif lié à la création d’actions nouvelles est faible étant donné le nombre limité de ces nouvelles actions émises. Un tel versement permet de gérer plus strictement ses liquidités et de satisfaire les actionnaires en ne réduisant pas le dividende, ce qui s’avère très utile en période de crise

Le détachement des dividendes comme toute opération nécessite de bien connaître le fonctionnement des marchés boursiers, notamment le calendrier. En effet, certaines modalités de fonctionnement sont à prendre en compte, surtout lorsque votre stratégie consiste à acheter des actions pour encaisser les dividendes. Les titres achetés au comptant doivent être acquis la veille de la date de détachement, ce qui correspond généralement à trois séances de Bourse avant le paiement du dividende. Si l’ordre a été passé au SRD, l’action doit être achetée un jour avant le détachement. En revanche, si le dividende est versé en actions, il peut y avoir un écart d’un mois entre la date du détachement et celle du paiement. Il faut souligner que la plupart des sociétés du CAC 40 versent leur dividende entre le mois de mai et le mois de juin.

Schéma du calendrier des dividendes:

Pour les produits avec levier de type CFD (Contracts For Difference), les dividendes sont versés à 85% suivant ce même calendrier en fonction de votre marge. Par exemple, avec une marge de 5%, en déposant 5€ vous investissez 100€. Vous toucherez 85% du dividende calculé sur la base des 100€ investis si vous êtes acheteur. Attention, si vous êtes vendeur sur le titre à la date de versement vous devez régler 100% du dividende calculé sur la base des 100€ investis.

Au niveau fiscal enfin, les dividendes ne sont pas considérés comme une rémunération, mais comme des revenus de capitaux mobiliers : ils ne sont donc pas soumis aux cotisations sociales. En revanche, ils supportent :

- le prélèvement social de 2 %,

- la contribution additionnelle au prélèvement social de 0,3 %,

- la Contribution Sociale Généralisée (CSG) 8,2 % et la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) 0,5 %.
- la contribution finançant le Revenu de Solidarité Active (RSA) de 1,1 %.     Depuis le 1er janvier 2008, ces prélèvements sociaux de 12.1% sont payés à la source lors du versement des dividendes, quel que soit leur mode d'imposition au niveau fiscal qui peut être effectué soit sur ses revenus, soit via le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Ce dernier est fixé à 18%. Mais attention, l’option pour le PFL à 18 % est irrévocable pour chaque encaissement de dividendes. Par ailleurs, l’option PFL fait perdre les avantages du mode d’imposition sur les revenus, c’est-à-dire l’abattement de 40 %, la déductibilité de la CSG à hauteur de 5,8%, l’abattement de 1 525 € pour une personne seule (3 050 € pour un couple), ainsi que du crédit d’impôt de 50 % plafonné à 115€ pour une personne seule (230 € pour un couple). Ainsi, opter pour le PFL pour les dividendes d’actions n’est intéressant que si vous êtes soumis au taux marginal d’impôt sur le revenu de 40 %, ou si vous percevez plus de 19 701 € de dividendes dans l’année pour une personne seule (39 402 € pour un couple). Dans le cas de titres figurant dans un PEA, les dividendes exonérés d’IR subiront des prélèvements sociaux à la fin du PEA. Pour les résidents fiscaux étrangers, le prélèvement à la source peut différer, tout dépend des conventions fiscales entre la France et votre pays d’imposition

Notre séléction des meilleurs opportunités au 08/04/2009

Nom Dividendes Date Cours Rendement
PAGES JAUNES 0.96 23/06/2009 6.889 13.94%
GECINA 5.01 30/01/2009 37.39 13.40%
FONC DES REGIONS 5.3 29/05/2009 42.255 12.54%
FRANCE TELECOM 1.4 30/06/2009 16.97 8.25%
KLEPIERRE 1.25 15/05/2009 16.095 7.77%
NEXITY 1.5 20/05/2009 19.62 7.65%
IMS INTL METAL S 0.8 06/07/2009 10.73 7.46%
TF1 0.47 27/04/2009 6.449 7.29%
SILIC 4.3 19/05/2009 60 7.17%
VEOLIA ENVIRON 1.21 08/06/2009 17.4 6.95%
VIVENDI 1.4 04/06/2009 20.45 6.85%
M6-METROPOLE TV 0.85 15/05/2009 12.54 6.78%
SCHNEIDER ELECTR 3.45 29/05/2009 51.3 6.73%
BENETEAU 0.43 06/02/2009 6.62 6.50%
TOTAL 2.28 22/05/2009 36.42 6.26%
NEOPOST 3.8 15/07/2009 61 6.23%
PPR 3.3 14/05/2009 54.85 6.02%
LAFARGE 2 06/07/2009 33.67 5.94%
FIMALAC 1.5 17/02/2009 25.5 5.88%
LAGARDERE S.C.A. 1.3 07/05/2009 22.62 5.75%
CNP ASSURANCES 2.85 29/04/2009 50.55 5.64%
GDF SUEZ 1.4 11/05/2009 24.92 5.62%
ACCOR 1.65 17/06/2009 29.695 5.56%
VINCI 1.62 18/06/2009 30.015 5.40%
STMICROELECTRONIC 0.23 23/02/2009 4.293 5.36%
BOUYGUES 1.6 04/05/2009 30.25 5.29%
SANOFI-AVENTIS 2.2 28/04/2009 41.98 5.24%
ICADE 3.25 30/04/2009 62.22 5.22%
ARCELORMITTAL 0.91 15/06/2009 17.68 5.15%

 

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