À chaque produit sa structure
L’ensemble des produits dérivés sont des valeurs mobilières qui s’achètent et se vendent aussi facilement que des actions. Leur cotation se fait en continu de 9 heures à 17 h 30. Ils ne sont pas éligibles au SDR et au PEA. Ils sont une alternative aux investissements en actions. Les produits optionnels les plus connus restent les warrants (calls et puts ‘vanille’ qui sont émis par les principales banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Commerzbank, Dresdner, Goldman Sachs, HSBC, Société générale, uniCredito). Ces produits permettent d’obtenir un effet de levier à la hausse (calls) ou à la baisse (puts) du titre support. Techniquement, ils sont semblables en tout point aux calls et aux puts que l’on rencontre sur les marchés optionnels. Cependant, en termes de fonctionnement, les warrants diffèrent des options par la non standardisation des prix d’exercice et des échéances, et par le fait qu’ils ne peuvent être vendus à découvert. La vente à découvert d’une option peut engendrer une perte supérieure aux sommes investies, si bien qu’en excluant la vente à découvert le marché des warrants reste ouvert à tous sans nécessité de compte titres spécifique (deposit).
L’achat d’un warrant a pour risque maximal la perte initiale des sommes investies. Les titres supports sont variés : principaux indices actions (CAC 40, nikkei, nasdaq), actions françaises (Alcatel, BNP Paribas, France Télécom, Société générale, Suez, Total…) ainsi qu’actions étrangères (Apple, Cisco, Google, Microsoft, Nokia). Les warrants permettent d’accéder facilement à des marchés réservés aux professionnels comme celui des matières premières (aluminium, argent, Cuivre, Or et Brent) ou celui des devises (Eur/USD, Eur/ Yen). Malgré ce large spectre de sous-jacents, le marché des warrants reste, en termes d’échanges, concentré sur les valeurs françaises : les capitaux traités sur le CAC 40 ajoutés à ceux des valeurs françaises représentent plus de 85 % des capitaux échangés.
Différents facteurs influent sur la valeur d’un call ou d’un put warrant ; parmi les plus significatifs, on retient la volatilité du titre support ou, mieux, la volatilité implicite du warrant et l’effet temps ou durée qui sépare la date du jour de celle de l’échéance du produit et qui joue en la défaveur de l’acheteur. À ce titre, et pour opérer efficacement, vous devez faire appel à des sites qui vous communiqueront ces données online (consultez www.financefi.fr qui fournit, en plus des volatilités historiques et implicites pour les 9 000 warrants cotés, des outils de calculs).
Notons l’existence de calls warrants sur actions dont l’échéance est comprise entre 1 et 5 ans et dont l’effet temps est peu marqué ; parmi eux : Alcatel, Alstom, BPP Paribas, Crédit agricole, EDF, Gaz de France, General Electric, Google, Microsoft, Société générale, Suez, Total, Vallourec, Vinci et Vivendi et des calls et puts warrants pour les indices comme le nikkei 225, le CAC 40 ainsi que l’indice immobilier de la Zone Euro avec l’Epra Euro Zone. Pour les matières premières, seuls l’or et le Brent ont des calls et des puts de durée de vie supérieure à un an. Plus un warrant a une durée de vie importante et moins il est soumis à l’érosion du temps. L’utilisation de warrants ayant une durée de vie de plusieurs mois est recommandée pour pallier l’érosion du temps.

